De l'écorce à la Lumière - 16 octobre 2008


Claudia Carlisky                                                                    sur les peintures  de Mario Gurfein 
Poète et peintre                                                                      Galerie Brun L'église - 75007 Paris



                      Des lisières de l'euphémisme -  
                      De l'écorce à la lumière



Sur  des tableaux de Mario Gurfein irreproductibles ici

De la redondance du motif aux frontières du monde habité,
masure persistante, parcelle de bonheur craintif arrachée à l'hostilité,
dans l'opacité d'un kitch de secours,
d'un ultime geste de survie camouflé
à  l'exultation d'un espace irisé livrant sa haute musicalité conquise sur le vide
les infinies couleurs d'une palette vive et douce.
L'abysse du non sens figurée par un long serpent compact
barrant le tableau – paysage de toute sa matérialité muette
en ses déclinaisons obsédantes.
- No pasaras.
Toute la futilité de la résorption de la vie se résume
à cet implacable verdict.
Et pourtant, de cette absence exsude, éclate, une échappée sourde, comme par surcroît,une densité vibratile,
pas encore vibrante, la vie à l'oeuvre malgré tout.

Des nervures, des bruissements de matière colorée et vivante. La vie dans toute sa
complexité organique surgit dans deux petits tableaux ciel et chlorophylle dont les
nuances raffinées parlent du souffle originel veillant sur leur gestation.
Ils parlent aussi de l'audace à être au coeur de la pulsation du monde.
Par delà la rhétorique de la figure et la complaisance à s'abandonner à la rythmique de
l'espace.
Un baume enfin, une brume d'âme diaphane,
la mélodie des sphères à portée du regard,
là-bas, aux confins, là où l'imaginaire reprend ses droits,
où la lumière rayonne dans un espace infini,
où la vie ne bute plus sur l'abscons, où tout est lux,
calme et harmonie.
Là où les hommes sont transfigurés par l'évidence.
De l'écorce à la lumière,
de laborieux, le chemin se fait léger et joyeux.
Quand les voiles sont enfin levés,
la vérité surgit, splendide. 

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